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dimanche 10 mars 2024

la légende du sage Sissa

La légende du sage Sissa est la légende la plus connue en ce qui concerne la création du jeu d'échecs.

Sissa inventa le jeu pour le roi indien Belkib qui s'ennuyait à la cour. Le roi apprécia le jeu et Sissa put choisir sa récompense.

Sissa eut une demande surprenante et apparemment modeste. Il demanda qu'on place un grain de riz sur la première case de l'échiquier, deux sur la seconde case, quatre sur la troisième case et qu'ensuite on continue à doubler le nombre de grains par case.

Les conseillers du roi Belkib s'affolèrent lorsqu'ils réalisèrent que la quantité de riz demandée dépassait de très loin les capacités de production du pays.

jeudi 7 mars 2024

le canular du Turc mécanique

Le Turc mécanique est un très célèbre canular du XVIIIe siècle.

Construit et présenté en 1770 par l'ingénieur autrichien Johann Wolfgang von Kempelen, le Turc était capable de jouer aux échecs à un excellent niveau contre un être humain.

Il s'agissait d'un mannequin habillé d'une cape et d'un turban assis derrière un meuble d'érable. 

Le mécanisme dans le coffre masquait un espace où une personne de petite taille pouvait se dissimuler.

Voltaire et le jeu d'échecs

Voltaire a vécu de 1755 à 1760 au domaine Les Délices, près de Genève, où il jouait souvent aux échecs avec des amis. Jean-François Marmontel raconte qu'ils se laissaient entraîner respectueusement vers les invitations à jouer exprimées par le philosophe, et, comme ce dernier n'aimait pas perdre, ils acceptaient aussi de perdre. 

Après avoir déménagé à Ferney, Voltaire commence à jouer fréquemment aux échecs. Son partenaire est habituellement le père jésuite Adam. Le père Adam était si fortement associé à l'engouement du philosophe pour les échecs que Voltaire estimait devoir prouver le contraire et insistait sur le fait que la responsabilité principale du jésuite était de participer aux discussions philosophiques.

La nièce de Voltaire rapporte le 24 décembre que le fait que Voltaire jouait aux échecs avec d'autres partenaires rendait le père Adam furieux. Il disait alors qu'il était privé d'une tâche importante, qu'il était tenu d'accomplir dans la maison. Voltaire n'était pas fort aux échecs et généralement les parties avec le père Adam se terminaient par une défaite pour le philosophe. 

Le 24 février 1764 Voltaire écrit : « J'aime les échecs, mais je dois toujours subir des défaites devant le père Adam, qui me corrige impitoyablement ! Tout a une limite ! Pourquoi, aux échecs, suis-je toujours l'objet de railleries ? ». Quand la partie ne tournait pas à son avantage, Voltaire commençait à chanter « tourloutoutou », ce que le père Adam percevait comme un mauvais avertissement. En effet, il n'était pas rare que le père doive s'enfuir lorsque Voltaire lui jetait les pièces du jeu à la tête et qu'elles restaient accrochées à sa perruque. Il lui arrivait parfois de se cacher dans un placard. La colère de Voltaire était vite apaisée et il demandait alors : Adam, ubi es?, c'est-dire « Adam où es-tu ? » en latin. Alors le père Adam, remis de ses émotions, réapparaissait. 

Toujours en 1764, l'Écossais Boswell se rendit à Ferney et fut témoin de ce que entre sept et huit heures, Voltaire sonnait la cloche et criait : « Allez chercher la père Adam ! ». C'était le moment de la partie d'échecs suivante. 

Quand Voltaire partit à Paris en 1778, où il mourra au mois de mai, il attribua au père Adam, qui avait déjà 72 ans et l'avait servi pendant 17 ans, une pension de 700 livres.

source Wikipédia

les 100 fins de parties de Philippe Stamma

En 1737 parut à Paris un ouvrage intitulé "Essai sur le jeu des échecs" dont l’auteur était un certain Philippe Stamma, natif d’Alep en Syrie.

Le livre rencontra immédiatement le succès auprès des joueurs d’échecs de l’époque et fut traduit dans les principales langues d’Europe, notamment en anglais et en allemand. Il fit l’objet de nombreuses rééditions durant un siècle.

Le grand Philidor s'inspira très certainement de cet ouvrage lors de la rédaction de sa célèbre "Analyse des échecs" publiée en 1749.

Toujours actuelles et très plaisantes, ces cent fins de parties, adaptées en français contemporain, feront le bonheur aussi bien de l'amateur que de l'historien du jeu d'échecs.

source la librairie BOD

le mythe de Caïssa

Caïssa est une dryade mythique de Thrace, représentée comme la déesse du jeu d'échecs. Le mythe de Caïssa n'existe pas dans l'époque antique, il provient d'un poème nommé Caïssa: or The Game of Chess écrit en hexamètres latins par William Jones en 1763. Outre le texte en latin, le poème comprend de larges passages en anglais.

Dans ce poème, Caïssa repousse d'abord les avances du dieu de la guerre, Mars. Blessé par ce rejet, Mars cherche l'aide du dieu des sports, Euphron, frère de Vénus, qui crée le jeu d'échecs comme cadeau pour que Mars gagne le cœur de Caïssa.

source Wikipédia

la tricherie ne date pas d'hier

Dès le Moyen Âge, nous avons des exemples de pratiques douteuses de la part de maîtres d'échecs. Les plus connus - et certainement les plus souvent cités - sont ceux de Lucena ("Essayez de jouer après que votre adversaire ait mangé ou bu à son aise!") et de Ruy López ("Placez l'échiquier de façon à ce que le soleil soit dans les yeux de votre adversaire!"). 

Parmi les exemples plus récents, citons le fait d'amener un chat sur le lieu de jeu alors que vous savez que votre adversaire est allergique à ces animaux (ce qu'aurait fait Alekhine), de fumer des cigares ou, plus grave encore, de menacer d'en fumer (comme dans la célèbre histoire de Vidmar contre Nimzovitsch), de remuer, de fredonner, voire de décentrer vos pièces si vous savez que votre adversaire (par exemple Meking) est obsédé par la propreté.

La liste de ce genre de stratagème est sans limite.

source ChessBase

mercredi 6 mars 2024

le café de la Régence

Vers 1740, les joueurs d'échecs quittèrent le café Procope rue de l'Ancienne-Comédie sur la rive gauche de la capitale où ils avaient l'habitude de se retrouver pour s'installer au café de la Régence place du Palais-Royal sur la rive droite.

Le café de la Régence avait été fondé soixante ans plus tôt sous le nom de café de la Place du Palais-Royal ce qui en faisait un des cafés les plus anciens de Paris et avait changé de nom pendant la Régence du prince de sang Philippe d'Orléans intervenue en 1715 après la disparition du roi Louis XIV.

L'endroit devint un haut lieu des échecs avec Kermur de Legal et François-André Danican Philidor qui fut considéré comme étant le meilleur joueur d'échecs de son temps après sa victoire écrasante à Londres en 1747 sur le Syrien Philippe Stamma.

La café de la Régence fut également fréquenté par des personnes de premier plan dont l'encyclopédiste des Lumières Denis Diderot, l'écrivain genevois francophone Jean-Jacques Rousseau, Louis-François-Armand Vignerot du Plessis duc de Richelieu, Maximilien de Robespierre, Napoléon Bonaparte, l'Américain Benjamin Franklin.

Dans Le neveu de Rameau ou La Satire seconde publié à Paris à la Librairie Plon Denis Diderot évoque le café de la Régence en ces termes: (…) Si le temps est trop froid ou trop pluvieux, je me réfugie au café de la Régence. Là, je m’amuse à voir jouer aux échecs. Paris est l’endroit du monde, et le café de la Régence est l’endroit de Paris où l’on joue le mieux à ce jeu ; c’est chez Rey que font assaut le Légal profond, Philidor le subtil, le solide Mayot ; qu’on voit les coups les plus surprenants et qu’on entend les plus mauvais propos ; car si l’on peut être homme d’esprit et grand joueur d’échecs comme Légal, on peut être aussi un grand joueur d’échecs et un sot comme Foubert et Mayot (…).